Alors vous venez de finir votre livre et arrive (enfin!) le moment de le faire fabriquer. Voici donc quelques conseils pour ne pas rater ce moment particulièrement délicat dans la vie de votre livre : sa naissance concrète.

- Faire relire le manuscrit pour l’orthographe (par un correcteur) au moins, et pour le style (par un secrétaire d’édition). On n’en connaît pas ? Fouillons dans nos contacts, demandons autour de nous. Puisqu'il faudra aussi se faire assister par un graphiste, lui demander conseil, et pourquoi pas de nous mettre en contact ?
- Une fois le manuscrit terminé (ou sur le point de l’être), c’est-à-dire une fois le nombre de signes et d’illustrations connu, on peut se mettre à la recherche du graphiste qui proposera le meilleur rapport qualité-prix (ne pas hésiter à faire un appel d’offre). Choisir de préférence un graphiste qui accepte de suivre l’impression en direct (notamment pour le calage des couleurs s’il y a beaucoup d’illustrations).
En général, il est plus simple de faire confiance au graphiste pour le choix de l’imprimeur : il peut lui-même lancer la demande de devis comparatifs auprès de ceux avec lesquels il a l’habitude de travailler.
Attention : le devis de l’imprimeur et celui du graphiste doivent être séparés et détaillés (pas de « forfait » à l’emporte-pièce). Bien vérifier sur le devis de l’imprimeur que le nombre de pages, la qualité du papier (choisie sur les conseils du graphiste en fonction du type de livre), le type d’impression (offset ou autre) sont correctement indiqués. La livraison doit aussi faire partie du devis.
Détail qui a son importance : la taille et le poids final du livre vont déterminer le type d’enveloppe et le coût postal ; trois millimètres et vingt grammes suffisent parfois à faire basculer dans la catégorie supérieure, ce qui n’est jamais optimal. Vérifier ces détails avec le graphiste.
- Une fois le graphiste choisi, lui envoyer le texte définitif et les illustrations pour la mise en page. Attention, pas question de se rendre compte, après coup, qu’on a oublié un chapitre « super important » et d’essayer de le rajouter. Si les graphistes acceptent généralement de petites « corrections d’auteur » (un mot ou une ligne à la rigueur, par-ci par-là), ils facturent très cher le travail à recommencer.
Si on a les moyens, faire relire sur maquette par un correcteur, sinon, relire soi-même (pour vérifier que rien n’a sauté à la mise en page – ça arrive malheureusement).
Attention également aux droits d’auteur sur les illustrations : indiquer clairement les © et régler auprès des agences, des photographes ou des dessinateurs les droit dus. Cela peut atteindre des sommes importantes et doit donc être pris en compte lors de l’étude de faisabilité.
Attention bis : sur la couverture, le prix de vente au public et le n° d’ISBN doivent être indiqués. Le n° d’ISBN s’obtient auprès du service du dépôt légal de la Bibliothèque nationale. Ce numéro est envoyé sous forme d’une suite de chiffres et d’un code barre, que le graphiste reproduira au dos du livre. Ne pas oublier, une fois le livre publié, d’envoyer à la BN deux exemplaires de chaque livre.
- La maquette terminée, le graphiste prépare les fichiers et les envoie à l’impression, qu’il accompagne parfois en machine. Il faut au préalable bien s’être mis d’accord sur les délais d’impression et de façonnage : les imprimeurs organisent leur travail en fonction de logiques bien précises, autant en tenir compte dans le rétroplanning du projet (surtout si le livre doit sortir pour un événement bien précis : salon, festival, etc...).
- Avant le jour J, organiser un espace de stockage des bouquins. Certains imprimeurs proposent un stockage partiel (payant), ce qui évite de voir son appartement encombré. Dans ce cas, au fur et à mesure des ventes, bien gérer l’état du stock et les demandes de livraison (payantes à chaque fois, bien sûr) évite de tomber à court d’ouvrages.

