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Vox

Le crowdfunding de A à Z

Question posée par Vox le 25 octobre 2010 - Réédité le 11 février 2011
40 réponses - Dernière réponse

Réalité pour certains, le crowdfunding est encore un concept, voir une utopie pour beaucoup. Pourtant, il suffit de jeter un coup d'oeil aux projets déjà financés sur Ulule pour voir qu'une communauté solide et beaucoup de motivation, ça peut faire bouger des montagnes.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, une introduction au crowdfunding s'impose. Si vous ne savez pas précisément ce qui cache derrière cet anglicisme, vous pouvez lire la petite histoire du crowdfunding.

Pour résumé donc, le crowdfunding c'est un projet, des gens, des réseaux sociaux. Des sous sont collectés dans un seul et même but: la réalisation du projet. Ce sont ces petits sous, qui, mis en commun, vont donner naissance à un beau budget pour réaliser le projet. Plutôt simple, non?

Le crowdfunding, ce n'est pas un don désintérréssé, il ne s'agit pas d'action caritative (parfois si, mais seulement dans certains cas), l'internaute qui donne n'est pas seulement souscripteur, il devient prescripteur car il a le pouvoir de porter à son tour le projet, il interagit sur la notoriété, la visibilité et la crédibilité du projet ainsi que la réputation du porteur.

Passons à présent à l'étape concrétisation. Etant donné que vous avez débuté la lecture de ce nouveau paragraphe, je vous considère à présent comme des crowdfunders avertis. Cela signifie que vous aussi vous êtes prets à mobiliser votre communauté. Là, encore le mot communauté est vaste et revet plusieurs cercles desquels vous êtes plus ou moins proches... C'est clair?! Au cas ou, jetez un oeil aux Trois cercles de financement du crowdfunding.


Parés pour la suite ? Nous vous proposons ci-dessous un ABECEDAIRE DU CROWDFUNDING. Et come la liste est ouverte (crowdsourçons !), n'hésitez pas à ajouter vos propres définitions en commentaires afin que nous éditions cette liste au fur et à mesure. Go !

ABECEDAIRE DU CROWDFUNDING
(work in progress)

A comme Amis : Ce sont vos premiers soutiens, vos premiers ambassadeurs, vos premiers fans (après maman). Vos amis sont l'un des meilleurs vecteurs de promotion pour votre projet, ils vous connaissent et croient (sans doute) en vous, alors n'hésitez pas à leur demander un petit coup de main pour votre projet !

B comme Bienvenue : Un projet en crowdfunding, c'est aussi une invitation à partager des idées prosaïques, sociales ou farfelues ! A la création de votre projet, n'oubliez pas que vous êtes là pour partager une aventure... pas une galère. Soyez positif, prenez le temps d'écrire une présentation qui invite vos visiteurs à partager votre projet, à se sentir accueillis et bienvenus. Répondez à leur question, soyez présent et dîtes merci... ce n'est jamais de trop. 

C comme Communauté : C'est la base, la double (voir la triple base). Une plate-forme de crowdfunding, c'est d'abord une communauté à rassembler et à agrandir. Une campagne de crowdfunding doit s'adresser à vos différents cercles de connaissances : le premier cercle (les proches, la famille, les amis), le second cercle (les amis de vos amis) et le troisième cercle (les personnes que vous ne connaissez pas... encore). A ce propos, lire cet article Vox sur les 3 Cercles du financement communautaire.
C comme Contreparties : c'est le moteur d'une campagne de crowdfunding. Pour des raisons concrètes (sonnantes et trébuchantes), mais surtout parce qu'elles apportent une touche ludique aux projets et restent le moyen le plus efficace d'encourager vos visiteurs à devenir des soutiens de votre projet. A ce propos : Les contreparties sur Ulule : comment les penser, comment les créer ?

D comme Deadline : la date de fin sur un projet est toujours un élément de discussion, mais sachez une chose : court c'est mieux ! Ce n'est pas en mettant le maximum de temps qu'on récupère le maximum de fonds, c'est même l'inverse. Mieux vaut concentrer sa communication dans une période de temps courte, qui crée l'urgence, que de s'étaler sur des mois et donner l'impression à vos visiteurs qu'il reste du temps et qu'ils pourront toujours vous soutenir dans 30, 50 ou 60 jours... Ils auront alors tendance à la procrastination, et vous aurez tendance à penser que vous vous époumonez en vain.

E comme Energie : il faut en dépenser pour faire partir sa campagne de crowdfunding ! Entre la présentation, les contenus à produire (cf. Vidéo !) et les contreparties à imaginer, vous aurez sans doute besoin de quelques cafés. Et ce n'est que le début ! Dès la publication, il faudra sortir votre carnet d'adresses et e-mailer, téléphoner, discuter... Parler et faire parler de votre projet.

F comme Financement : le crowdfunding, c'est bien plus que du financement. Pensez adhésion, communauté, partage... Et pour ce qui est des euros, des dollars ou des livres : oui, pensez-y, et soyez surtout très clairs - si vous êtes porteurs de projets - quand il s'agit d'expliquer vos besoin et la façon dont vous allez dépenser le budget demandé.
F comme Fundable.org : fondé par John Pratt, c'était le pionnier des sites de crowdfunding sur le mode des contreparties en "cadeaux" et du tout ou rien. Malheureusement disparu ajourd'hui... (parti trop tôt ?).

G comme Gratifiant : gratifiant de voir que son projet suscite de l'intérêt ; gratifiant d'être parmi les tout premiers à soutenir une belle idée ; le crowdfunding, c'est aussi une histoire de gratification symbolique... ou plus prosaïque (cf. Contreparties).

H comme Humain : Parce que c'est pour et avec des gens qu'on mène un projet à terme. Ne l'oublions pas. Les soutiens aiment votre projet. Remerciez-les, tenez-les au courant, ne les oubliez pas, envoyez bien les contreparties. Côté soutien, n'oubliez pas que le porteur de projet est une personne, que parfois les choses prennent du temps.

I comme Indépendance : Car vous gardez la propriété de votre projet. Pas de contrepartie en capital, pas de producteur qui vous dit quoi faire et prend ses royalties. Sur Ulule, vous gardez le contrôle de votre idée, de son développement et de son futur.

J

K comme Kickstarter.com : l'un des modèles du crowdfunding qui a démocratisé le principe de financement sur objectif, notamment aux Etats-Unis. De bien beaux projets sur Kickstarter ! Qui reste pour l'heure réservé aux porteurs de projets américains.

L

M

N

O

P
Production communautaire : la production communautaire se résume bien souvent à de la production participative où l’internaute contributeur peut en échange trouver une forme particulière d'investissement, le projet fonctionnant comme le ferait une coopérative ou une société de co-production, qui reverse une participation aux bénéfices futurs.

Porteur de projet

Q

R

S comme Soutien : 

T

U comme Ulule : Vous y êtes ! Ulule est une plate forme de financement communautaire toute jeune (lancée en octobre 2010) dont le moto "Make good things happen!" (Donnez vie aux bonnes idées !) s'applique aussi bien aux porteurs de projets, à leurs soutiens... qu'à l'équipe qui s'occupe du site. Avec un site international (en français et en anglais, ouvert au paiement sur 180 pays) et une vraie envie d'aider les porteurs de projets avec une solution fiable et flexible pour répondre à un maximum de besoins, Ulule voit jour après jour grossir sa liste de projets financés. Et ce n'est que le début !

V comme Vidéo : Croyez-le, une vidéo de présentation sur un projet, c'est l'un des tout meilleurs moyens de trouver de nouveaux soutiens. Une vidéo simple face caméra suffira très bien à présenter votre projet (par exemple).

W

X

Y comme YouTube : Quatre ans après l'explosion de la plate-forme de vidéos Youtube, les gens aiment toujours autant (et plus !) voir des vidéos et les faire tourner... alors empoignez votre caméra, écrivez un petit texte et filmez-vous pour expliquer votre projet. Ce serait dommage de louper le coche ! 

Z comme ZOU, LANCEZ VOUS !!!

 

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cemonsieur
cemonsieur a dit le 13 février 2011 - Réédité le 13 février 2011
#

Ah non non, le crowdfunding ne date pas du web... cf. cette petite histoire fort à propos : )

Il y est rappelé en commentaires que John Cassavates avait tourné son premier film, Shadows, en mettant à contribution les new-yorkais. C'était en 1958. Il y a des tas d'autres exemples. Allez, au hasard, prenons celui assez emblématique de la Statue de la Liberté :

La réalisation de l'immense socle de la statue avait été confiée par Bartholdi aux Américains, alors que les Français devaient se charger de la construction de la statue puis de son assemblage. La collecte des fonds nécessaires à la réalisation de l'ouvrage fut placée sous la responsabilité du procureur général, William M. Evarts. Mais comme elle avançait très lentement, Joseph Pulitzer accepta de mettre à la disposition des responsables de la construction les premières pages du New York World afin de récolter de l'argent. Le journal fut également utilisé par son créateur pour critiquer les classes aisées, étant donné leur incapacité à trouver les fonds nécessaires, ainsi que les classes moyennes, qui comptaient sur les plus riches pour le faire. Les critiques acerbes du journal eurent alors des effets positifs, en incitant les donneurs privés à se manifester, tout en procurant au journal une publicité supplémentaire, puisque 50 000 nouveaux abonnés furent enregistrés pendant cette période.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_de_la_Libert%C3%A9

Et des exemples comme celui-là il y en a pléthore... (sans parler des moult versions religieuses, financement d'un vitrail, tronc de l'Eglise etc. bien qu'il ne faille pas non plus mélanger charité et crowdfunding). Le crowdfunding n'est donc pas né de la dernière pluie numérique ! Avec le web, il retrouve certes une nouvelle jeunesse et surtout de nouveaux leviers (réseaux sociaux, présentations multimédias, accès international etc.), mais il a existé et il existera encore de nombreuses campagnes de crowdfunding qui se passeront très bien du web. Et c'est tant mieux, n'est-ce pas ?

lionel
lionel a dit le 28 octobre 2010
#

Merci pour ce petit récapitulatif sur le crowdfunding. Un truc que je ne saisi pas vraiment c'est la page wikipedia sur le crowfunding, qui le définit comme de la production communautaire.

Pour ma part la production communautaire n'est qu'une branche du crowdfunding.

nomansland
nomansland a dit le 28 octobre 2010
#

Pour compléter, voici un article récent sur le crowdfunding dans 20 minutes :

Le crowdfunding se décline à toutes les sauces

INTERNET - Musique, presse, équitation, littérature... Les internautes ont l'embarras du choix pour financer des projets estampillés participatifs...

Le crowdfunding est à la mode et de nombreux sites surfent sur cette tendance. Une petite définition s’impose: le crowdfunding – que l’on traduit littéralement par «financement par la foule» -  consiste à inciter les internautes à investir dans un projet. L’emblème du genre est MyMajorCompany (MMC). La société lancée en 2008 a été la première à demander aux internautes de financer des artistes. Près de trois ans plus tard, le modèle a fait école. Panorama des projets sur lesquels les internautes peuvent miser.

http://www.20minutes.fr/article/612857/culture-le-crowdfunding-decline-toutes-sauces

L'article est un peu rapide ceci-dit, et ce serait bien d'avoir un jour un vrai comparatif des différentes solutions / stratégies / services de crowdfunding.

Marco
Marco a dit le 5 novembre 2010
#

Le crowdfunding peut également être utilisé par les petites entreprises souhaitant garder le contrôle de leur capital. Je découvert il y a peut le site prosper.com mais je ne sais pas si on peut l'utiliser en France ?

MelleK
MelleK a dit le 5 novembre 2010 - Réédité le 5 novembre 2010
  • modéré par MelleK le 5 novembre 2010
#

Malheureusement, le prêt est réservé aux banques en France, prosper.com ce n'est que pour les américains... Et ça marche! En 2009, plus de 830 000 américains avaient déjà emprunté pour un total de 178 millions de dollars sur Prosper.com, je n'ai pas trouvé les chiffres pour 2010. C'est vrai que ça donne envie, c'est comme même plus sympa de faire financer son pret maison par des gens qui croient en vous plutôt que par des banques qui n'en n'ont rien à faire!

Marco
Marco a dit le 5 novembre 2010
#

Oui en plus je trouve que le principe est vraiment intéressant pour les petites entreprises.
Bravo la France !

lionel
lionel a dit le 12 novembre 2010
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Patience, patience :)

e
e a dit le 21 novembre 2010
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Bonjour Lionel

Je travaille actuellement sur le proper.com français.

Je serai intéresser d'intégrer dans mon équipe ceux que cela intéresse.

Je préfère vous prévenir, je n'ai pas comme projet de monétiser le site mais de devenir le wikipedia français du crowfunding.

Merci de me faire parvenir vos coordonnées si cela vous intéresse, imaginez que le premier site en france de crowfunding est été lui même par du crowdfunding!

Eric

lionel
lionel a dit le 22 novembre 2010
#

Bonjour Eric,

je vous remercie, mais je fais déjà partie d'une équipe :)

Vous souhaitez devenir le Wikipedia Français du Crowdfunding, kesako ?

lionel
lionel a dit le 25 novembre 2010 - Réédité le 20 décembre 2010 M
#

Hey, Cédric vient d'écrire un superbe post sur les 5 règles d'or pour réussir son projet de crowdfunding !

Il y a une 6ème règle pleine de sagesse qui se trouve à la fin de l'article... :)

axel
axel a dit le 20 décembre 2010 - Réédité le 20 décembre 2010 M
  • modéré par axel le 20 décembre 2010
  • modéré par cemonsieur le 20 décembre 2010
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Pour votre noël vous pouvez aussi (vous) offrir le "1er" livre sur le crowdfunding (c'est eux qui le disent). Ca s'appelle The Crowdfunding Revolution (en toute simplicité) et c'est dispo ici : http://www.thecrowdfundingrevolution.com

Bien sûr c'est en anglais. Grmph.

lionel
lionel a dit le 20 décembre 2010
#

Sur le crowdfunding et l'entreprenariat par la foule il y a le livre : e-Preneur: From Wall Street to Wiki, Succeeding As a Crowdpreneur in the New Virtual Marketplace.

Je ne l'ai pas lu mais la table des matières m'a l'air plutôt pas mal.

Maximm
Maximm a dit le 5 janvier 2011
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Sympa ce petit abecedaire du crowdfunding !

Je propose production communautaire pour la lettre P ! C'est ce que l'on trouve sur wikipedia lorsqu'on cherche crowdfunding.

lionel
lionel a dit le 5 janvier 2011
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Merci Maximm, ce sera rajouté !

Effectivement, la page wikipedia française du crowdfunding est assez particulière... j'avais posé la question sur wikipedia mais sans réponse :)

Spowler
Spowler a dit le 7 janvier 2011
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Comme quoi le crowdfunding ça cartonne ! BoardofInnovation vient de poster une présentation sur les 10 business models de 2010.

Ulule pour 2011 ?

lionel
lionel a dit le 7 janvier 2011
#

ahah merci ! joli slide soit dit en passant :)

sanddollar
sanddollar a dit le 13 janvier 2011
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W comme Web ?

lionel
lionel a dit le 13 janvier 2011
#

Oui ! Sans le web le crowdfunding serait quand même nettement moins performant voir ne pourrait pas exister :(

Merci Sanddollar !

nomansland
nomansland a dit le 18 janvier 2011
#

Des nouvelles de Kickstarter (qui cartonne bien en ce moment, et c'est mérité !)

Pour la première fois, un film financé via Kickstarter va se retrouver à Sundance ! Classe ! Les séances, c'est ici.

Et comme il y a une certaine Kickstartermania ambiante (en attentant la Ulule Wave !), l'incontournable infographie est bien entendu de rigueur. Et bien sûr, ça cause crowdfunding :

Si vous voulez l'image en grand pour faire un poster crowdfunding dans votre chambre, l'image est ici :
http://9.mshcdn.com/wp-content/uploads/2011/01/kickstarter_graphic_v2-1.jpg

lionel
lionel a dit le 20 janvier 2011
#

Voici le travail de 3 étudiants en deuxième année de DUT SRC (Sonia Bachir, Prakash Shapkota et Martin Vermorel) sur la production communautaire sur internet.

 

 

 

nomansland
nomansland a dit le 20 janvier 2011
#

L'actualité du crowdfunding côté Livres : Elena Klein inaugure le marché du crowdfunding littéraire. Début de l'article ci-dessous :

Le crowdfunding , qu’est-ce que c’est ?

Il s’est développé en France en 2007, notamment avec l’entreprise My Major Company, qui a révélé les chanteurs Grégoire et Joyce Jonathan. Il donne la possibilité aux internautes de participer pécuniairement au développement d’un projet. En retour, dès la commercialisation du produit et si celui-ci connait le succès, les internautes-contributeurs sont rémunérés en fonction des recettes nettes.

Elena Klein et « Cendrillon à Hollywood »

Elena Klein a ouvert le bal du crowdfunding littéraire et devient la première romancière, à être éditée par 315 internautes-contributeurs, après avoir récolté la somme de 20 000€ en cinq jours, sur le site My Major Company Books.

« Cendrillon à Hollywood », c’est l’histoire d’une jeune avocate parisienne, Inès Valente, qui décide de tout abandonner pour vivre l’American Dream, dans le monde du 7ème art. Armée de son credo « Quand on veut, on peut », elle rêve de devenir l’une des agents de stars les plus convoitées de la contrée angelena. Ainsi, elle nous fait voyager à travers l’univers impitoyable de l’industrie Hollywoodienne, où s’enchainent des situations cocasses, personnages loufoques et tyrans en tous genres.

Le bouquin ne fait pas rêver, mais l'idée fait son chemin : )

nomansland
nomansland a dit le 20 janvier 2011
#

Ah oui et tant que j'y suis : à noter aussi la sortie de Emphas.is, nouvelle plate-forme de crowdfunding dédiée au photojournalisme. Un peu sur le modèle de Spot.us, mais sur la photo uniquement : http://emphas.is

lionel
lionel a dit le 21 janvier 2011
#

Terrafemina parle du crowdfunding :

A l’étranger et notamment dans les pays anglo-saxons, le crowdfunding, ou financement par des internautes marche déjà très fort. En France, il fait des débuts timides. Malik Goulamhoussen, auteur d’un blog sur le crowdfunding commente pour nous les différents sites existants. Cet entrepreneur (il possède plusieurs sociétés spécialisées dans la restauration à Paris) travaille sur les marchés financiers à Londres. Pour lui, « il reste encore des obstacles légaux (limitation du nombre d'investisseurs au risque de tomber dans le cas de l'appel public à l'épargne, interdiction du prêt de particulier à particulier, etc.) mais ils sont pour la plupart contournables. »

http://bit.ly/eNEcCp

C'est un brin pessimiste : les plateformes crowdfunding ne cessent de voir le jour et on nous parle de "débuts timides" :)

Aussi, attention à ne pas faire l'amalgame entre crowdfunding et production communautaire :

la production communautaire c'est du crowdfunding, mais le crowdfunding ce n'est pas seulement de la production communautaire :) et cela n'inclut pas nécessairement un retour sur investissement.

lionel
lionel a dit le 24 janvier 2011
#

Pour les anglophones je viens de tomber sur un écrit de Tim Kappel :

EX ANTE CROWDFUNDING AND THE RECORDING INDUSTRY:  A MODEL FOR THE U.S.?

This article distinguishes “ex post facto crowdfunding,” where financial support is offered in exchange for a completed product, from “ex ante crowdfunding,” where, as in the Obama example, financial support is given on the front end to assist in achieving a mutually desired result.

Cet article distingue les «ex post facto crowdfunding»,  le soutien financier est offert en échange d'un produit fini, et le «crowdfunding ex ante», , comme dans l'exemple Obama,le soutien financier est accordé en amont pour aider à la réalisation du projet.

Télécharger le pdf

lionel
lionel a dit le 3 février 2011
#

Petit article sur le crowdfunding et les indépendants sur Fluctuat :

Le crowdfunding retarde-t-il la consolidation des indés ?
Le crowdfunding et son mode de fonctionnement semblent séduire les développeurs indépendants, qui se réunissent autour de plateformes comme Kickstarter, Ulule, ou maintenant 8-Bit Funding. Ce dernier, lancé par Geoff Gibson, est entièrement consacré au financement des jeux indépendants, avec une interface similaire à Kickstarter où les dons sont séparés par tranches et donnent droit à une certaine rétribution du donateur une fois le projet financé puis achevé.

la suite c'est ici !

moshaz
moshaz a dit le 11 février 2011
#

je suis d'accord W pour Web !

lionel
lionel a dit le 11 février 2011
#

Oui, sans Web pas de crowdfunding, ou moins en tout cas :)

cemonsieur
cemonsieur a dit le 13 février 2011
#

Ah non non, le crowdfunding ne date pas du web... cf. cette petite histoire fort à propos : )

Il y est rappelé en commentaires que John Cassavates avait tourné son premier film, Shadows, en mettant à contribution les new-yorkais. C'était en 1958. Il y a des tas d'autres exemples. Allez, au hasard, prenons celui assez emblématique de la Statue de la Liberté :

La réalisation de l'immense socle de la statue avait été confiée par Bartholdi aux Américains, alors que les Français devaient se charger de la construction de la statue puis de son assemblage. La collecte des fonds nécessaires à la réalisation de l'ouvrage fut placée sous la responsabilité du procureur général, William M. Evarts. Mais comme elle avançait très lentement, Joseph Pulitzer accepta de mettre à la disposition des responsables de la construction les premières pages du New York World afin de récolter de l'argent. Le journal fut également utilisé par son créateur pour critiquer les classes aisées, étant donné leur incapacité à trouver les fonds nécessaires, ainsi que les classes moyennes, qui comptaient sur les plus riches pour le faire. Les critiques acerbes du journal eurent alors des effets positifs, en incitant les donneurs privés à se manifester, tout en procurant au journal une publicité supplémentaire, puisque 50 000 nouveaux abonnés furent enregistrés pendant cette période.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_de_la_Libert%C3%A9

Et des exemples comme celui-là il y en a pléthore... (sans parler des moult versions religieuses du schmilblick, financement d'un vitrail, tronc de l'Eglise etc. bien qu'il ne faille pas non plus mélanger charité et crowdfunding). Le crowdfunding n'est donc pas né de la dernière pluie numérique ! Avec le web, il retrouve certes une nouvelle jeunesse et surtout de nouveaux leviers (réseaux sociaux, présentations multimédias, accès international etc.), mais il a existé et il existera encore de nombreuses campagnes de crowdfunding qui se passeront très bien du web. Et c'est tant mieux, n'est-ce pas ?

lionel
lionel a dit le 14 février 2011
#

Merci pour ces précisions :) en disant : "sans Web pas de crowdfunding, ou moins en tout cas"

j'entendais : 

Le principe n’est pas nouveau - il est appliqué depuis des dizaines d’années par les organismes humanitaires par exemple - mais la méthode a radicalement changé avec la généralisation des NTIC (nouvelles techniques de l'information et de la communication). 

cemonsieur
cemonsieur a dit le 14 février 2011
#

Voilà.

lionel
lionel a dit le 17 février 2011
#

Et oui Confucius était un précurseur du crowdfunding. C'est ce que nous dit le blog de MonArtiste

Dites-moi et j’oublierais. Montrez-moi et je me souviendrais.
Impliquez-moi et je comprendrais.

lionel
lionel a dit le 3 mars 2011
#

Ca y est la première BD a été financée via le crowdfunding : Maître Corbaque

La deuxième BD crowdfundée est pour très bientôt sur Ulule avec Le Fardeau

lionel
lionel a dit le 11 mars 2011
#

Un article sympathique sur le crowdfunding met en évidence la monté du terme crowdfunding en se basant sur les tendances de recherches de google.

Le crowdfunding dans le monde :

 

Le crowdfunding en France :


 

In crowdfunding we trust :)

lionel
lionel a dit le 28 mars 2011
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Un bonjour à J'aime l'info conçue et développée par rue89 : la nouvelle plateforme de crowdfunding destinée financer les projets de presse en ligne.

cliquez-ici

vianney
vianney a dit le 6 juin 2011
#

Bonjour,

je sais qu'il est (peut-être) un peu tard pour apporter des infos sur le crowdfunding. Mais bon, je suis tombé sur ce sujet assez sympa et puis bon j'suis tombé sur un article sur le concept de crowfunding au passage... Pour moi, il explique bien ce concept :

On peut distinguer deux types de plateformes :

 

  • Des sites de co-production qui transforment l’internaute en investisseurs. L’internaute contributeur reçoit des dividendes sur les bénéfices futurs de l’artiste ou du créateur financé, qui abandonne donc une partie de ses droits aux internautes et au site de coproduction.
    Exemples : MyMajorCompany ou Akamusic dans le domaine de la musique, Sandawe dans celui de la bande déssinée ou encore FABrique d’Artistes dans celui de la production d’artistes plasticiens
     

     

  • De l’autre côté, des sites de soutien à la création où le créateur conserve l’intégralité de ses droits sur sa production future. En échange du financement initial, le créateur propose aux contributeurs, des contreparties ponctuelles et variables (souvent, selon le montant apporté).Vu du porteur de projet, le principe est simple. Il suffit de préciser la somme que vous souhaitez amasser et de vous fixer un échéancier pour y arriver. Vos amis, fans ou contacts pourront alors vous faire un don. Si votre objectif est atteint dans le laps de temps donné, le montant sera porté à leur carte de crédit. Si l’argent amassé est insuffisant, les dons seront annulés.
    Exemples: Ulule, Babeldoor, Kisskissbankbank et biensur l’américain KickStarter.

Avec ça, ils filent une liste des principaux sites qui proposent le crowdfunding :) Bien sûr il manque des domaines, genre les jeux, où j'suis tombé sur mywittygames.com (pour les jeux de société... les premiers d'après ce que j'ai lu), j'ai aussi regardé les autres sites pour voir ce qu'ils proposaient à l'édition. En tout cas, c'est clair, vu le nombre de personnes qui participent là-dedans, on peut dire que ça fait un tabac en ce moment !

Ah et pour ceux qui veulent lire tout l'article la suite c'est par là et bonne lecture :)

Et pourquoi pas "F" comme Facebook: un autre moyen de communiquer sur son projet et de rassembler une communauté.

 

alix
alix a dit le 6 juin 2011
#

Merci Vianney !

Et oui F comme Facebook ça semble logique vu l'utilisation qu'on en fait dans les campagnes de crowdfunding

Ce sera ajouté !

A bientôt

nomansland
nomansland a dit le 15 août 2011
#

Hello,

Un nouveau venu dans la cour du crowdfunding cétégorie spécialisée : ArtForMyCentury !

Pour les artistes plasticiens, exposer dans une galerie d’art reconnue relève bien souvent du parcours du combattant. De ce constat est née la première plateforme de financement participatif (crowdfunding) consacrée à l’art contemporain, Art For My Century.

En 1942, la grande collectionneuse Peggy Gunggenheim ouvrit à New York sa galerie nommée « Art for this century », galerie dans laquelle elle donna leur chance à des artistes comme Jackson Pollock ou encore Max Ernst. Art For My Century s’est beaucoup inspiré de cette initiative, et propose à la fois de s’exposer sur le web, mais également, pour les petits préférés des internautes/mécènes, dans des lieux mythiques.

Le fonctionnement est assez simple : l’artiste fixe des contreparties en échange des dons des internautes (tirage photo signé et numéroté, invitation au vernissage de l’exposition, etc.) et dès que les dons dépassent les 10 000 euros, une exposition dans l’une des galeries partenaires est organisée.

Source : http://www.presse-citron.net/artistes-faites-vous-exposer-avec-art-for-my-century

Le principe est séduisant mais j'avoue que je ne sais pas si le crowdfunding à la mode 2.0 fonctionnera dans un univers comme celui de l'art contemporain, très élitiste et souvent secret...

nomansland
nomansland a dit le 22 septembre 2011 - Réédité le 22 septembre 2011
#

Un petit nouveau dans la cour du crowdfunding !

Media Participations se lance dans le crowdfunding
My Major Company s’associe à Dargaud, Dupuis et Le Lombard pour proposer aux internautes de participer à l’expérience d’éditeur BD. Un appel sera également lancé pour trouver l’illustrateur du prochain album de Boisserie. 
http://www.toutenbd.com/article.php3?id_article=3820

Après Manolo Sanctis et Sandawe, ça commence à faire du monde sur le créneau de la BD crowdfundée ! Les deux premiers du secteur ont d'ailleurs plus de légitimité selon moi... mais la grosse artillerie My Major Company peut leur faire de l'ombre. A suivre...

sigridflory
sigridflory a dit le 26 octobre 2011
#

LE crowfunding permet aux artistes d'amener un projet à bien, Je vous invite à découvrir un très bel exemple avec le clip "elle s'immisce" de Sigrid  Flory

www.sigridflory.com 

dehorter-nicolas
dehorter-nicolas a dit le 2 décembre 2011 - Réédité le 2 décembre 2011 M
  • modéré par alix le 2 décembre 2011
#

Bonjour à tous,

Je viens de lancer une collecte pour financer la publication d'un guide sur le crowdfunding, dont vous pouvaiz aisément deviner le titre, cela commence par un A et cela se termine par un z....

Je ne sais pas si cela sera le premier, mais cela sera le plus complet...

http://fr.ulule.com/a-a-z/

J'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet et cela depuis deux ans.

Je vous invite à découvrir ce que j'écris et à me découvrir en vous rendant ci-dessous,

http://www.monartisteleblog.fr/2011/11/22/ma-collecte-sur-ulule-pour-tout-savoir-sur-le-crowdfunding/

Nico

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