La Commission européenne met en œuvre différents programmes, dans lesquels les projets à portée culturelle peuvent s’inscrire. Il n’y a pas que le programme Culture, avec ses volets de coopération pluriannuelle (3 à 5 ans) ou ses mesures de coopération (jusqu’à 24 mois) qui peuvent les concerner, sans compter des aides aux plateformes actives au niveau européen et à la toute nouvelle ligne destinée à soutenir les (jeunes) festivals invitant au moins des artistes de sept pays d’Europe. Pour le reste du monde, il y aussi le volet « coopération avec les pays tiers », qui sont désignés annuellement (2011 : Mexique, 2012 : Afrique du Sud).
L ‘Agence exécutive (http://eacea.ec.europa.eu) gère, de fait, plusieurs programmes dans lesquels la culture peut être une composante, sans être la dominante. Le programme « Education tout au long de la vie », par exemple, offre des possibilités d’intégrer une valeur culturelle à l’éducation pour adultes. Idem pour le programme L’Europe pour les citoyens ou encore Jeunesse en action (le Service Volontaire Européen peut s’effectuer dan une structure culturelle ou un festival).
Mais ces programmes ne sont pas les seuls qui peuvent concerner les projets à caractère culturel : les fonds FEDER destinés au développement territorial, le FSE (Fonds social européen) sont régulièrement sollicités, sans parler des appels concernant la politique extérieure (couvrant quasi le monde entier) que EuropeAid se charge de publier et où certains projets culturels peuvent s’inscrire.
Cette liste n’est, loin de là, pas exhaustive. Quasi chaque direction générale (communication, emploi, recherche, etc) de la Commission propose un ou des programmes où la culture peut s’inscrire. On peut considérer cela comme une jungle ou comme formidable opportunité de ressources variées, pouvant soutenir tel ou tel aspect d’un projet, et lui donner telle ou telle portée.
Alors, soit on a beaucoup de temps et on épluche tous les programmes ; soit on paie quelqu’un pour le faire (il y a des agences accessibles sur le net, spécialisées dans ce genre de recherches) ; soit plus raisonnablement on se plonge d’abord dans le site du Relais Culture Europe. Les différents programmes y sont clairement expliqués, documentés par des fiches synthétiques renvoyant aux sites des directions générales concernées. Cela prend un peu de temps, au début, d’explorer ce dédale qui offre, le cas échéant, des allures de conte de fées ou de cauchemard. Dans ce dernier cas, le mieux est de s’adresser directement au RCE et de demander un rendez-vous pour parler de son projet afin d’envisager le meilleur cadre pour une candidature européenne.
Mais surtout, il faut toujours garder en ligne de mire que tous ces programmes répondent à une même logique : celle de la politique que l’Europe est en train de mettre en place, d’une façon bien plus générale que dans le seul domaine de la culture, même si celle-ci, notamment grâce à l’Agenda 21, est destinée à être placée au coeur des politiques générales (concernant le social, l’économique, l’environnement). Il est essentiel de garder cela à l’esprit, à toutes les étapes d’un projet européen, du choix du programme jusqu’à sa finalisation. Et si on n’est pas d’accord avec cette politique ? Et bien, on va chercher ailleurs d’autres sources de financement …
Retrouvez tous les conseils de la communauté Ulule pour savoir comment obtenir des subventions.
