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La CCI de Paris critique le devoir de vigilance

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    Depuis que la proposition sur « le devoir de vigilance » a été examinée à l’Assemblée nationale, le débat sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises a été relancé. Si Christophe Mazurier considère qu’il « n’est plus possible de négliger l’impact social de son activité », la mesure est loin de mettre tout le monde d’accord...

    Tandis que les ONG reprochent à la navette parlementaire de trop traîner entre le Palais Bourbon et celui du Luxembourg, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, Pierre-Antoine Gailly, critique la précipitation du Parlement sur la question.

    Le 30 mars dernier, les députés ont adopté la proposition de loi sur le devoir de vigilance des entreprises. A cette occasion, le rapporteur, Dominique Pottier, a salué un « outil de progrès » destiné à « réguler la mondialisation ». Seulement son enthousiasme est loin d’être unanimement partagé.

    Ainsi, pendant que Pierre Gattaz fustigeait l’irresponsabilité du gouvernement,  l’agence de conseil en stratégies sociétale, normative et "réputationnelle" sur les enjeux ESG, Affectio Muttandi, évoquait des risques sur la compétitivité industrielle et l’investissement en France. 

    Malgré ces remarques fondées, l’homme d’affaires Christophe Mazurier souligne dans une tribune au journal Les Echos, l’importance de la Responsabilité Sociétale des Entreprises à l’heure où, « les consommateurs sont devenus des "consom’acteurs" ».

    En prenant l’exemple de Mc Donald's ou de Coca Cola, il explique qu’il est de l’intérêt des marques d’être proactives sur ces enjeux. En effet, même sans ce texte législatif, si les entreprises décidaient de porter atteinte aux droits de l’Homme et à l’environnement sur leurs chaînes de production, elle risquerait immédiatement de perdre une partie de leur clientèle.

    Nonobstant cette réalité, les ONG qui surveillent l’avancée des réglementations nationales s’étonnent de la lenteur de la navette parlementaire. Le texte n’a toujours pas été examiné au Sénat et les ONG redoutent la « non-publication ou de dilution de l’obligation » prévue par la proposition de loi initiale.

    De son côté, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, Pierre-Antoine Gailly regrette que la France décide d’avancer seule sur cette problématique. Ce dernier rappelle effectivement que « des initiatives sont déjà à l'œuvre aux Nations-Unies et à l'OCDE »…

     Message posté le 10 août 2015 à 14 h 31 (il y a 1 année, 7 mois)

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