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Le crowdfunding et la BD : ce n'est pas seulement pour les auteurs !

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    La chaîne du livre comprend des maisons d’édition, des librairies, mais aussi des évènements qui font vivre l’univers de la BD. On retrouve ces différents acteurs sur Ulule, à la tête de nombreux projets visant à soutenir les auteurs, à créer des projets ou tout simplement tenter de préserver leur existence. On vous embarque pour un petit tour des porteurs de projet BD sur Ulule !

    (Cet article fait partie d'une série d'articles sur la BD et le crowdfunding à retrouver ici)

     

    Les maisons d’édition

    Lorsque l’on pense au financement participatif dans la BD, on pense surtout aux auteurs. Or, de nombreuses maisons d’édition indépendantes passent par ce système pour mettre en avant leurs auteurs.

    Les maisons d’éditions Des ailes sur un tracteur et Jack is on the Road se sont servies d’Ulule pour lancer les premières publications de jeunes auteurs. D’autres, comme Les Éditions Fei,souhaitent offrir une nouvelle visibilité à un de leurs projets. « Une petite maison d’édition indépendante comme les éditions Fei n’a pas toujours les moyens de porter les projets et de leur donner la visibilité qu’ils méritent. (...) Ulule est pour nous le moyen idéal de parvenir à cela ». Pour certains, comme Mutpop, il s’agit de publier des ouvrages inédits et ambitieux, mais également de lancer de nouveaux formats comme le magazine. Des maisons d’édition naissent à travers le financement participatif, comme ce fut le cas de La vie moderne lancée par Cyril Pedrosa à travers son projet Ulule Panorama. D’autres se structurent autour d’auteurs ayant récupéré les droits de leurs personnages comme Monsieur Popcorn avec Piou.

    Il existe donc de nombreux exemples de collectes Ulule menées par des maisons d’édition. À la recherche de visibilité et/ou cherchant à développer leurs projets, cette présence sur les plateformes de crowdfunding s’explique également par la multiplication des maisons d’édition depuis quelques années. Alors qu’on comptait 60 éditeurs en 1992, il en existait 368 en 2015, selon les chiffres de Gilles Ratier et de l’ACBD. Beaucoup d’auteurs ou de collectifs ont eu « l’envie de prendre leur destinée éditoriale en main  » (La bande dessinée au tournant de Thierry Groensteen) et ainsi de lancer leur propre maison d’édition. Ulule est au premier rang pour assister à cette effervescence éditoriale qui ouvre « le champ des possibilités offert aux jeunes auteurs cherchant à être publiés » (La bande dessinée au tournant de Thierry Groensteen).

     

     

    Les festivals / salons / événements autour de la BD

    Les festivals sont les lieux de rencontres, de discussions, de découvertes privilégiées dans le milieu de la BD. Et si bien sûr le Festival d’Angoulême est mondialement connu, il en existe bien d’autres, plus locaux, plus confidentiels mais tout aussi réussis ! Pour la plupart des festivals qui lancent une collecte de crowdfunding, l’enjeu tient en une seule phrase : préserver la gratuité de leur événement.

    Un petit village de 2000 habitants perché sur une colline de la côte varoise : c’est dans ce paysage bucolique que le Festival BD Solliès-Ville accueille 25 000 visiteurs sur 3 jours depuis 27 ans. Cet événement « à taille humaine a pour but de célébrer et promouvoir la bande dessinée et ses créateurs dans une ambiance festive et conviviale ». Le festival « n'ayant pas été épargnée par les "coupes budgétaires" » a eu besoin de trouver de nouveaux soutiens, d’où le lancement d’une collecte en août 2015. Mission réussie pour le plus grand bonheur des organisateurs qui voient dans ce soutien « une grande marque d'attachement et de sympathie à notre festival ainsi qu'une reconnaissance pour nos 27 ans de bénévolat ».

    Pour le plus jeune festival Formula Bula, il était aussi question de préserver la gratuité de l’événement, mais surtout « de se stabiliser et de renforcer » l’équipe qui comptait seulement trois personnes dont deux bénévoles. Formula Bula a eu besoin de créer un poste de chargé de mission afin de pouvoir « passer à l’étape suivante ». 112 contributeurs ont soutenu le festival et ont permis à l’événement de prendre de l’ampleur.

    De nombreux autres exemples de festival existent sur Ulule : que ce soit pour préserver leur gratuité, embaucher des salariés, développer de nouveaux événements, etc. le financement participatif permet de palier le manque de financement public et les coupes budgétaires administratives.

     

     

    Les librairies

    En décembre 2014, suite au dépôt de bilan du groupe Chapitre et de l’absence de repreneurs, douze salariés de la librairie Les Volcans se constituent en SCOP afin de sauver le lieu et reversent l’intégralité de leurs indemnités de licenciement. « À ce moment là, il y a eu un grand élan de solidarité : beaucoup de gens nous demandaient comment ils pouvaient nous aider. L’idée de créer une collecte Ulule s’est alors rapidement imposée. Quand j’ai dit à ma collègue qu’on allait demander 20 000€ elle m’a répondu que c’était trop et qu’on n’y arriverait pas. On a eu les 20 000€ en…deux jours ! » nous racontait en 2015 André Hebrard, membre de la SCOP. 

    « Il y a un renouveau de la librairie indépendante. On voit que les chaines ne fonctionne plus, il y a un retour à la librairie du coin qui apporte conseils, compétences et de la proximité. Les gens sont contents d’aller chez le libraire ». Un phénomène populaire que nous observons chez Ulule : les collectes de librairie sont généralement de grands succès sur la plateforme.

    Que ce soit pour le sauvetage de la dernière librairie jeunesse de lyon ou l’ouverture d’une librairie spécialisée dans l’image illustrée en plein quartier populaire de Paris, ces collectes ont mobilisé des centaines de personnes.

    Plus qu’un simple espace de commerce, la librairie indépendante est dans beaucoup de villes ou localités, un lieu fort de culture et de proximité.

     

     

    Ainsi, pour soutenir un festival qui leur tient à coeur, une librairie qui a besoin d’être sauvée ou un éditeur qui se lance, le grand public se mobilise pour faire vivre l’univers de la BD. Un engouement qui prouve que « l’image sociale (de la BD) s’est considérablement améliorée (et que) sa légitimité culturelle ne fait plus guère débat » (La bande dessinée au tournant de Thierry Groensteen). Comment ces projets ont-ils réussi à mobiliser le grand public ? Comment ont-ils fait pour mener à bien leur collecte et quelles sont les bonnes pratiques à suivre pour atteindre cet objectif ? Réponses dans un prochain article !

     

     

     Message posté le 16 février 2017 à 15 h 16 (il y a 1 mois)
     Message posté le 22 février 2017 à 10 h 58

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